Je suis Guillaume VIRON, photographe.
Avec SLOW Photographie, je photographie celles et ceux qui font, créent, transmettent et donnent du sens à leur métier, mais pas que...
Artisans, savoir-faire, entreprises, institutions, portraits ou reportages : j'aime aller à la rencontre d'un univers, comprendre ce qui le compose et chercher l'image qui saura réellement le raconter.
Un parcours fait de détours
Bien que j'aie toujours été passionné par la photographie dès le plus jeune âge, avec notamment mes débuts en argentique, ma vie professionnelle n'a pas commencé par la photographie.
Ma première formation m'a conduit vers l'administration des réseaux et des systèmes informatiques. Je me suis ensuite orienté vers l'analyse et le développement informatique, avec une spécialisation dans les applications web.
Puis j'ai changé de voie.
L'image et la communication ont progressivement pris une place centrale dans mon parcours professionnel. Aujourd'hui, j'exerce comme chargé de communication au sein des services de l'État, où je travaille notamment sur des projets de communication, de graphisme et de photographie institutionnelle, pour laquelle j'ai été formé à la DICOM.
Ce parcours peut sembler éloigné de la photographie. Pour moi, il ne l'est pas.
Il m'a appris à observer, comprendre un sujet, construire une idée et lui donner une forme.
La photographie est finalement devenue le point où toutes ces expériences se rencontrent.
Et puis, il y a le silence.
Je suis sourd.
Je suis né malentendant et j'ai perdu progressivement l'audition, jusqu'à devenir sourd profond à l'âge de 26 ans. Je ne suis ni appareillé, ni appareillable, ni opérable.
La surdité fait partie de mon histoire et de ma manière d'être au monde. Elle a forcément influencé mon rapport aux autres et à ce qui m'entoure.
Je suis particulièrement attentif à ce qui ne passe pas par les mots : un geste, une attitude, un regard, une matière, une lumière, un détail.
C'est peut-être aussi pour cela que j'aime photographier les métiers et les savoir-faire.
Parce qu'avant même de raconter ce que fait une personne, il y a tout ce que l'on peut observer : les mains, les outils, les gestes répétés, les matières, les traces du travail.
Le silence n'est donc pas seulement présent dans le nom de SLOW.
Il en est l'un des fondements.
Pourquoi SLOW ?
SLOW est né d'une idée simple : prendre le temps de regarder.
À une époque où les images sont produites et consommées toujours plus vite, SLOW revendique le choix inverse : prendre le temps d'observer, de comprendre et de créer.
SLOW n'est pas seulement un nom, c'est une manière de concevoir la photographie.
Mais SLOW est aussi un acronyme. Quatre lettres. Quatre mots. Et pour chacune, un double sens.
S — Silence
Le silence est d'abord celui de l'observation.
Avant de photographier, il faut savoir regarder, écouter et comprendre. Prendre le temps de voir ce qui se passe, parfois dans les détails les plus discrets.
Mais le silence est aussi une part de mon histoire.
Ma surdité m'accompagne depuis toujours et a profondément construit mon rapport au monde. Elle fait de ce mot bien plus qu'une simple référence à une ambiance ou à une manière de photographier.
Le silence est à la fois mon histoire et ma façon de regarder.
L — Light
La lumière est le langage de la photographie.
Elle révèle une matière, dessine un visage, souligne un geste et donne une atmosphère à une image.
Mais photographier, c'est aussi mettre en lumière.
Mettre en lumière un métier, un savoir-faire, une personne, une entreprise, une passion ou une histoire qui mérite d'être vue.
La lumière est donc à la fois celle que je façonne dans mes images et celle que je cherche à apporter à mes clients.
O — Objectif
L'objectif, c'est évidemment celui de l'appareil photo.
Mais c'est aussi l'objectif de chaque image.
Pourquoi cette photographie ? Que doit-elle raconter ? À qui s'adresse-t-elle ? Quel message doit-elle transmettre ?
Une photographie ne devrait pas seulement être réussie techniquement. Elle doit avoir une intention.
W — Work
Le travail, c'est d'abord le vôtre.
Celui des artisans, des entreprises, des institutions et de toutes les personnes que je photographie : leurs gestes, leur métier, leur passion, leur savoir-faire, leur histoire.
Mais c'est aussi le mien.
Celui qui se trouve derrière chaque image : préparation, prise de vue, sélection, retouche, mise en valeur et livraison.
Parce qu'une belle photographie ne se résume pas au moment où l'on appuie sur le déclencheur.
Elle est le résultat d'un travail partagé.
Ensemble, ces quatre dimensions donnent naissance à une photographie plus humaine, plus réfléchie et plus durable.
SLOW Photographie : prendre le temps de comprendre pour photographier avec justesse.
Je préfère la préparation à l'improvisation, la relation à la simple prestation, et une image pensée à une succession d'images produites trop vite.
Parce qu'un métier, une personne ou un savoir-faire mérite parfois un peu plus que quelques secondes d'attention.
Photographier avec attention.
C'est ça, SLOW.